Blottie au creux d'un nid de verdure entouré de monts et de falaises taillées par le Doubs et son enfant terrible le Dessoubre qui s'unissent en enserrant le centre historique, Saint-Hippolyte est située à 30 km de Montbéliard au pied de la chaîne Jurassienne du Lomont et à quelques kilomètres de la frontière suisse. D'un relief très escarpé, son altitude varie de 360 mètres en fond de vallée à 700 mètres sur les plateaux.
Saint Hippolyte est chargé d'histoire. Peuplé dès
les temps anciens, les habitants bénéficiaient du refuge de
la grotte de la Roche et d'un puits d'eau salée à proximité.
Au milieu du Xe siècle,
Saint-Hippolyte devint le chef-lieu du Comté de la Roche. A cette
époque débuta la construction d'une forteresse devant l'entrée
de la grotte. La fin du XIIe siècle vit la construction des fortifications
de la ville et l'affranchissement des habitants (1298). Peu après
(1303), le Comte de la Roche fonda un chapître de chanoines et débuta
la construction de l'église actuelle. Dès 1614, les chanoines
et les religieuses (Ursulines) se consacrèrent à la formation
des jeunes gens et filles, raison pour laquelle fut construit, à
partir de 1700, le vaste bâtiment connu sous le nom de «couvent».
Saint-Hippolyte fut dévasté à diverses reprises par
des invasions. Dans l'église, on remarquera les pierres tombales,
le lutrin, la chaire, ainsi que la plaque qui marque le souvenir du passage
(1418-1452) du Suaire du Christ à Saint-Hippolyte, suaire actuellement
vénéré à Turin.
Saint-Hippolyte fut rattaché à la France en même temps
que la Franche-Comté. Jusqu'à la révolution (1789),
la ville faisait partie du Comté de Bourgogne. En 1790, Saint-Hippolyte
fut le chef-lieu d'un district puis d'une Sous-Préfecture avant le
transfert de celle-ci à Montbéliard en 1816.
Saint-Hippolyte est actuellement le chef-lieu d'un canton qui compte 20
communes.
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